La transformation industrielle selon SKF

2017 juin 15, 09:31 Africa

Les technologies numériques permettent à SKF de révolutionner la vitesse et la flexibilité de ses activités de production, tout en permettant à ses clients une réduction des délais, des stocks et des coûts.

L'excellence en matière de fabrication a toujours été le point fort de l'offre de SKF. L'entreprise affine et fait évoluer en permanence ses processus et capacités de production pour gagner en performance et en efficacité. La fabrication de classe mondiale exige également une grande flexibilité. Pour assurer le
meilleur service possible aux clients tout en maîtrisant les coûts, les fabricants tels que SKF ont besoin de systèmes de production flexibles permettant de réduire les délais.  


SKF a depuis longtemps adopté les principes de la fabrication « lean », qui se concentrent sans relâche sur l'élimination des erreurs et des retards.  Aujourd'hui, l'entreprise développe une nouvelle génération de systèmes de fabrication qui englobent la puissance des technologies numériques actuelle en vue d’obtenir un changement radical en termes de vitesse, d'efficacité et de flexibilité. « Chez SKF, la fabrication de classe mondiale consiste à fournir de la valeur ajoutée au client, au coût le plus rentable », explique Roberto Napione, responsable chez SKF de Machine Centres of Excellence and Standardization. « Dans l'environnement actuel, nous ne pouvons plus travailler dans des séquences de production fixes, nous devons produire en temps réel et à la demande ». 


Aujourd'hui, un grand nombre de nos clients consacrent beaucoup de temps et d’énergie à anticiper la demande de demain. A l’avenir, ces clients pourront commander ce dont ils auront besoin, quand ils en auront besoin, avec la certitude que le bon produit et/ou la bonne référence sera disponible au bon moment. C'est une idée simple, mais qui requiert des modifications complexes en coulisses.  « La transformation numérique du processus de fabrication implique davantage de flexibilité. Il s'agit de produire des lots de produits avec un plus petit nombre de pièces dans chaque lot », indique R. Napione.


Cette flexibilité est assurée de deux façons, explique-t-il. Tout d'abord, il existe une flexibilité « verticale » fournie par des machines qui peuvent basculer automatiquement entre différents produits sans qu'il soit nécessaire d'arrêter la production pour procéder aux changements d'outils manuels, aux réglages et aux vérifications. Cela implique un fort degré d'automatisation, par exemple en utilisant des robots pour changer d'outils et d'autres composants.  Il existe ensuite une flexibilité « horizontale » qui consiste à obtenir une connectivité parfaite dans toute l'organisation. « Il s'agit de veiller à ce que les processus utilisés par chaque partie de l'organisation – chaîne logistique, approvisionnement, production – soit intégrée globalement de façon à former un système fonctionnant à l'aide d'une plate-forme de communication unique », affirme R. Napione.

Plusieurs leviers, un seul objectif. En ce qui concerne l'efficacité opérationnelle, nous souhaitons optimiser les performances de production tout en réduisant les coûts.  En ce qui concerne l'efficacité de l'information, nous devons veiller à récupérer et exploiter les bonnes informations au bon moment, à partir des machines, d'autres parties de l'activité et également des clients.   En ce qui concerne l'efficacité de l'énergie, il s'agit d'optimiser la consommation d'énergie et de réduire autant que possible les déchets. « L'énergie joue un rôle important du point de vue des coûts, mais atteindre un niveau supérieur de
développement durable et veiller à ne pas gaspiller l'énergie fait également partie de la responsabilité sociale d'une organisation » constate R. Napione. 


Pour atteindre ces objectifs, l'entreprise utilise un large éventail d'outils et de technologies. Dans un futur proche, pendant le développement, l'approche du « double numérique » permettra à SKF de simuler les produits, les processus de production et même de traiter la consommation d'énergie dans un environnement numérique.  Cela permettra d'affiner les conceptions et d'optimiser les flux de processus avant de régler une machine ou de traiter un composant en temps réel. Les machines utilisées dans l'atelier contiendront de hauts niveaux d'automatisation, de façon à pouvoir s'adapter elles-mêmes à différentes exigences. Composées de capteurs, de façon à pouvoir surveiller leur propre état de fonctionnement et leurs performances, elles pourront apporter des corrections et des ajustements en direct ou avertir les équipes de maintenance en cas de problèmes imminents. Des systèmes d'identification
automatiques permettront de suivre les produits tout au long de la production et de donner aux machines les informations requises pour exécuter les actions adéquates sur chaque pièce reçue. Enfin, des systèmes de communication et de stockage des données dans le cloud relieront tout le processus de fabrication numérique et fourniront ces liens horizontaux virtuels à l'organisation au sens large.  


Une transformation en cours L'intégration de tous ces éléments est un processus extrêmement complexe, nécessitant des compétences humaines et une ingéniosité considérables, déclare R. Napione.  L'usine de production de roulements de SKF à Göteborg sert de banc d'essai à la fabrication numérique sur le plan international. Le site a adopté une multitude d'innovations, notamment un réseau d'information numérique complet et des solutions d'automatisation avancées.  « Nous utilisons des robots pour automatiser un certain nombre de processus auparavant manuels, avec des véhicules à guidage automatique qui déplacent les pièces entre les stations de production », explique R. Napione. « Et nous avons simplifié le processus de configuration et de réglage des machines, de façon à ce qu'elles puissent passer d'un produit à un autre plus rapidement que dans le passé. Dans certains cas, nous avons même pu réduire le temps requis pour la réinitialisation au maximum, la machine se chargeant de tout automatiquement ». Ces modifications ont permis de réduire considérablement le temps de fabrication d'un roulement (de plusieurs jours à seulement quelques heures).

D'autres développements sont en cours. SKF investit continuellement dans de nouvelles machines avec des fonctionnalités améliorées et évalue des processus et des outils de fabrication alternatifs dans le but d'accroître la flexibilité de ses opérations.  L'entreprise crée également ses propres technologies. 
Dans un ensemble de roulements, par exemple, SKF expérimente déjà des systèmes prototypes qui remplacent l'outillage en acier lourd actuel par des outils imprimés en 3D légers dont le poids se mesure en grammes et non plus en kilos. Ce changement, indique R. Napione, permettra d'utiliser le robot servant à charger les bagues de roulement dans la machine également pour changer d'outil au besoin, éliminant ainsi le processus de changement d'outil qui prenait auparavant plusieurs heures.

SKF figure parmi les premiers fournisseurs mondiaux de roulements, joints, composants mécatroniques, systèmes de lubrification et services incluant l’assistance technique, les services de maintenance et de fiabilité, le conseil technique et la formation. SKF est représenté dans plus de 130 pays et dispose d’un
réseau d'environ 15 000 distributeurs à travers le monde. En 2016, SKF a réalisé en France un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros avec un effectif de plus de 3 000 collaborateurs en France. www.skf.fr ® SKF est une marque déposée du Groupe SKF.

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