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Mener la révolution verte

  • Article

    2016 October 03, 10:00 CEST

    Après la rencontre COP21 qui s'est tenue à Paris fin 2015, nous devons à présent remonter nos manches et planifier l'avenir, déclare Rob Jenkinson, Directeur Développement Durable chez SKF, qui fait part de ses opinions personnelles sur le développement durable et l'impact qu'aura la COP21 sur l'industrie

    Les politiciens, diplomates et autres hauts dignitaires ont fait des promesses, ont pris des engagements et se sont mis d'accord sur des objectifs ambitieux. Mais c'est l'industrie qui va se charger du travail pratique et de concrétiser beaucoup de ces engagements – depuis l'amélioration de l'efficacité énergétique jusqu'à des investissements dans des technologies à faible carbone.

    L'industrie jouera un rôle essentiel pour la transformation de notre monde basé sur le carbone – qui entraîne un gâchis d'énergie – en un monde qui génère de l'énergie sans gaz à effet de serre et l'utilise avec une bien meilleure efficacité.

    Ce travail nécessitera des investissements et un engagement, avec des innovations qui permettront la croissance des technologies établies et de nouvelles technologies. Il couvrira de nombreux aspects, depuis des changements de systèmes – par exemple des sources d'énergie renouvelable et des véhicules électriques – jusqu'à des améliorations opérationnelles de niveau inférieur, telles que des moteurs et des pompes plus efficaces, une meilleure maintenance et plus de fiabilité. En tant qu'ingénieurs, nous aimons les défis – et serons en première ligne de cette tâche.

    Ceci ne minimise pas la contribution du gouvernement. La rencontre de Paris a été un événement important, qui a permis à de nombreux pays de se mettre d'accord pour limiter les futures augmentations de la température à moins de 2°C. Maintenant qu'un accord est en place, ces gouvernements doivent promulguer des lois raisonnables et ambitieuses – avec des récompenses et des pénalités appropriées – qui soutiennent l'effort de réduction des émissions de carbone.

    La législation est un facteur crucial pour le développement durable. Par exemple, l'industrie automobile européenne a considérablement réduit ses émissions de carbone, en premier lieu parce qu'une législation rigoureuse l'exige. De manière similaire, la motivation offerte par des tarifs de rachat pour l'énergie solaire ou éolienne et une législation de plus en plus stricte sur les émissions ont également été vitales pour faire progresser le développement durable.

    La rencontre de Paris a été très réussie mais certains aspects ne sont pas satisfaisants : les accords auraient pu être juridiquement contraignants et les efforts pour mettre en place une tarification mondiale du carbone auraient pu être beaucoup plus importants.

    À mon avis, un ensemble de marchés du carbone connectés au niveau mondial est une nécessité absolue pour l'avenir – et une nette possibilité. Pour l'instant, nous avons des structures tarifaires isolées et peu efficaces pour le carbone dans différentes régions. Leur optimisation et leur interconnexion contribueraient à garantir un terrain de jeu égal pour tous les participants et à accélérer le changement. Une tarification mondiale efficace et suffisante du carbone pourrait créer de nombreuses possibilités – comme la capture et le stockage du carbone, qui permettraient d'éliminer les émissions de carbone dues à la combustion en les stockant sous terre, où elles ne risquent pas de contribuer au changement climatique.

    En réalité, il n'existe pas de solution unique au problème du changement climatique – et nous devons donc travailler sur de nombreux aspects en même temps.

    Un accord portant sur une réduction massive des émissions, comme celui conclu à Paris, peut sembler cauchemardesque pour l'industrie. Mais il s'agit plutôt d'une opportunité – accompagnée de risques – qui nécessitera une transformation fondamentale de notre mode de pensée.

    Considérez les économies que permet l'introduction de mesures d'efficacité énergétique ou considérez la croissance exceptionnelle des entreprises qui ont compris ces avantages – comme Tesla, par exemple.

    En matière de changement climatique, il y a généralement quatre types d'entreprises : celles qui ne disent et ne font rien – un type en disparition rapide parmi les grandes entreprises ; celles qui se contentent de mots mais n'agissent que très peu – une attitude avantageuse à court terme du point de vue publicitaire mais qui coûte plus cher à long terme ; celles qui font preuve d'un véritable engagement pour la réduction des émissions de carbone et l'efficacité énergétique – mais ne l'appliquent qu'à leurs propres opérations ; et celles pour lesquelles le développement durable s'étend au-delà de leur propre organisation.

    Chez SKF, nous faisons tous les efforts nécessaires pour faire partie de cette quatrième catégorie et BeyondZero est le cadre stratégique qui nous permet de mettre en œuvre et de communiquer les différentes initiatives requises pour atteindre cet objectif. BeyondZero vise à réduire les émissions de carbone et les coûts associés de nos propres opérations et de celles de nos fournisseurs, de la logistique, etc., ainsi qu'à créer des solutions de plus en plus innovantes pour aider nos clients (et la société) à faire de même. Par exemple, nous travaillons avec nos fournisseurs pour améliorer l'efficacité énergétique, dans le but de réduire l'empreinte non seulement de nos opérations directes, mais également en amont de la chaîne de valeur.

    Dans nos propres opérations, notre priorité incessante est l'efficacité énergétique : entre 2006 et 2014, nous avons réduit de 16 % notre consommation énergétique totale, alors que nos activités ont augmenté de plus de 34 %. Ceci fait partie de notre engagement BeyondZero visant à réduire notre empreinte – mais nous a également permis d'économiser l'équivalent de 200m SEK par an. Cet exemple concret réfute le mythe selon lequel le développement durable est toujours associé à une augmentation des coûts.

    Bien sûr, l'objectif final est une transition complète des carburants fossiles – particulièrement du charbon – à une économie à « faible carbone », dans laquelle les sources d'énergie renouvelable et à faibles émissions de carbone deviennent peu à peu dominantes. Ceci prendra du temps – 20 ou 30 ans au moins – mais nous devons faire les premiers pas dès aujourd'hui et réaliser les réductions nécessaires à court et moyen terme. Pour ce faire, nous pouvons augmenter rapidement l'efficacité de la consommation énergétique de l'industrie et de la société – et il existe déjà de nombreux moyens qui le permettent.

    Les entraînements à vitesse variable (VSD) peuvent réduire d'environ 30 % la consommation d'énergie d'un moteur. Il y a 15 ou 20 ans, les VSD semblaient être un luxe. Aujourd'hui, ils sont largement utilisés et permettent à une grande partie du secteur de la production de réduire ses coûts énergétiques. Les entreprises qui ont acheté des VSD réduisent leur consommation d'électricité – et sont préparées à l'apparition de lois de plus en plus strictes, car elles ont une étape d'avance en matière de développement durable.

    Un autre exemple serait de remplacer les roulements à billes standard par des roulements E2 (éco-énergétiques) équivalents. La raison est simple : le frottement. La conception des roulements E2 a été modifiée de manière à réduire le frottement tout en conservant la durée de service et en réduisant les pertes de 30 %. Appliquez ceci à l'ensemble de l'industrie et vous réduirez les factures d'électricité. L'application combinée de nombreuses mesures de cette sorte, apparemment modestes, peut produire un énorme effet.

    L'industrie de la production sera en première ligne de la réalisation de ce type de changements pratiques. Pour que la transformation puisse se faire avec suffisamment d'ampleur et de vitesse, l'industrie doit reconnaître les avantages de ces changements et le risque que poserait le manque d'action. Les entreprises qui souhaitent participer à cette transformation - et en tirer profit plutôt qu'en souffrir - doivent agir dès maintenant.

    * Pour figurer dans le portefeuille SKF BeyondZero, un produit, service ou solution doit offrir des avantages environnementaux importants au client sans compromis sur l'environnement à tout autre moment du cycle de vie du produit.

    Aktiebolaget SKF
    (publ)

    Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
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    SKF est un fournisseur mondial leader de roulements, solutions d'étanchéité, mécatronique, systèmes de lubrification et services, entre autres services d'assistance technique, de maintenance et de fiabilité, de consultation et formation techniques. SKF est représenté dans plus de 130 pays et compte environ 17 000 distributeurs dans le monde entier. Les ventes annuelles, pour l'année 2015, s'élevaient à 75 997 millions de couronnes suédoises. Le nombre de collaborateurs était de 46 635. www.skf.com

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